Casablanca
Le nom de Casablanca,
doit son appellation au fait que jadis, les marins
espagnols qui longeaient cet endroit, l'identifiaient
par une petite maison blanche juchée sur
la colline d'Anfa, « La Casa Bianca ».
De fil en aiguille et avec les idiomes locaux, cela
a fini par donner Casablanca.
Histoire
On retrouve le
nom d'Anfa dans des textes du XIe siècle,
faisant remonter ainsi sa fondation (par les Zénètes)
à cette époque. Léon l'Africain
la mentionne également comme une petite ville
au XVe siècle. En représailles, les
Portugais, à la fin du siècle, décident
de l'attaquer, 50 navires et 10 000 hommes à
la charge. Les habitants d'Anfa, n'étant
pas en mesure de défendre la ville, la désertent
définitivement pour Rabat et Salé.
La ville sera détruite et restera inhabitée
pendant trois siècles.
En 1770, le sultan
Mohamed Ben Abdallah décide de reconstruire
cette place pour la préserver d'un débarquement
de Portugais qui venaient de perdre alors la ville
de Mazagan (El Jadida). La ville est appelée
Dar El Beida (maison blanche ou casa blanca en espagnol).
D'emblée, le sultan la dote d'une mosquée,
d'une medersa et d'un hammam.

À partir
du XIXe siècle, la ville se développe
grâce au boom de l'industrie du textile où
Casablanca devient l'un des grands fournisseurs
de laine. En 1860 il y avait 4 000 habitants pour
9 000 habitants à la fin des années
1880. La ville décide donc de se doter d'un
port moderne, aidée par la France. La population
sera en 1921 de 110 000 dû en grande partie
aux bidonvilles.
Conférence
de Casablanca (1943), Président Roosevelt
et Premier ministre Churchill.
En juin 1907, les Français développent
le réseau ferroviaire près du port
mais celle-ci passait à travers un cimetière,
ce qui eu pour conséquence des émeutes
entre les travailleurs français et les résidents.
La France envoie des troupes pour rétablir
l'ordre et prend le contrôle de la ville et
commence le processus de colonisation. Durant les
années 1940 et les années 1950, de
nombreux émeutes anti-occupation ont lieu
dont un attentat au marché central de Casablanca
le jour de Noël 1953 (18 morts).

Géographie
et urbanisation
La métropole
est délimitée par la mer à
l'ouest mais s'étend de plus en plus au nord
à l'est et au sud. Elle est également
marquée par une grande concentration de bidonvilles
dans sa périphérie, ce qui a poussé
le gouvernement à lancer des politiques ayant
pour but la suppression totale de ce phénomène
qui ronge encore la ville à l’horizon
2012.
L'urbanisation et l'architecture de Casablanca sont
marquées par différents styles, allant
du neo-mauresque jusqu'à l'art-deco, puisqu'elle
fut durant plusieurs décennies une "ville
laboratoire" pour les grands architectes du monde.
D'autre part, la ville a vu la multiplication de
projets gigantesques, comme la mosquée Hassan
II (dans les années 80) ou encore la "Marina
de Casablanca", et semble attirer de plus en plus
d'investisseurs dans l'immobilier.